Connexion Ligne B - Réponses aux contributions

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La concertation officielle sur le projet Connexion Ligne B (CLB) qui s’est déroulée du 29 janvier au 23 février 2018 a permis de recueillir 97 contributions (91 sur le registre numérique et 6 sur les registres papier).

-> Consultez les contributions : cliquez ici

Connexion Ligne B

Le projet de Connexion Ligne B est une des composantes du Projet Mobilités 2020.2025.2030 approuvé au Comité Syndical du 7 février 2018. Les contributions abordant le Projet Mobilités pourront trouver des réponses dans le document de synthèse édité à cette occasion, téléchargeable ci-dessous :

 

Pour de plus amples renseignements, consultez l’onglet « Explorez nos PROJETS ».

 

Les réponses que souhaite apporter Tisséo Collectivités aux principales thématiques abordées durant la concertation Connexion Ligne B sont les suivantes :

 

Concernant l’itinéraire du projet et les alternatives évoquées notamment vers Malepère

Le projet de Connexion Ligne B permettra de relier la ligne B et la 3ème ligne de métro dans le Sud-Est de l'agglomération. Ces deux projets, complémentaires et articulés, permettront d’améliorer le maillage du réseau de transports en commun.

La 3ème ligne de métro permettra, comme évoqué dans le Dossier du Maître d’Ouvrage en page 19, des liaisons directes entre Enova Labège Toulouse, Toulouse centre-ville, la gare de Matabiau, Colomiers et l'aéroport (via la future Liaison Aéroport Express) avec des gains de temps sensibles par rapport à la seule ligne B.

Le projet de Connexion Ligne B permettra quant à lui d'améliorer les liaisons vers les quartiers Sud de Toulouse (Saint Michel, Empalot, Rangueil) et le campus universitaire.

Toutefois, le tracé de la 3ème ligne de métro et la desserte du quartier de Malepère sont des sujets abordés à l'occasion du débat public organisé autour de la 3ème ligne de métro et notamment au travers des ateliers d'échanges, encore en cours, sur ce sujet entre Tisséo Collectivités, le Conseil Scientifique et le Collectif Citoyen.

Les conclusions de ces travaux seront communiquées au printemps 2018.

Par ailleurs, des hypothèses d’extension du « Téléphérique Urbain Sud » vers Basso Cambo et Montaudran/Malepère doivent être étudiées dans le cadre de la réflexion menée sur la Ceinture Sud pour en vérifier l’opportunité et la faisabilité.

 

Concernant la fréquence et l’évolutivité du projet

En heure de pointe, 1 rame sur 4 (soit 1 fréquence comprise entre 4’30 et 6 minutes) circulera entre les stations Ramonville et Institut National Polytechnique de Toulouse (INPT).

En heure de pointe, à leurs arrivées à Ramonville (depuis Borderouge) :

  • 3 rames sur 4 effectueront leur rebroussement avant de repartir vers Borderouge ;
  • 1 rame sur 4 continuera son trajet vers INPT.

Pour mémoire, le projet de Prolongement Ligne B (PLB) prévoyait 1 rame sur 3 en heure de pointe pour desservir ce secteur.

La destination de la rame (Ramonville ou INPT) sera affichée sur l'ensemble des quais de la ligne B.

L’exploitation en heure creuse sera précisée ultérieurement, la fréquence sera adaptée aux besoins et ne devrait pas être supérieure au quart d’heure.

Au vu des chiffres de fréquentation estimés (14 000 passagers sur l'extension), la configuration retenue permet d'avoir une réserve de capacité importante (Occupation prévue de 43 %, cf. page 24 du Dossier du Maître d’Ouvrage).

Ceci étant, les stations de l'extension seront dimensionnées pour une exploitation avec des rames à 52 m comme le sont toutes les stations actuelles de la ligne B.

Ainsi, la solution retenue permet de répondre aux besoins identifiés à la mise en service sans pour autant obérer les possibilités d'évolution à terme (exploitation avec des rames à 52 m ou mise en place d'une voie double jusqu'à la station INPT).

En effet, les réservations nécessaires à la mise en place d'une seconde voie entre les stations « Parc Technologique du Canal » et « Institut National Polytechnique de Toulouse » seront prises de façon à préserver l'avenir. Pour rappel, le tronçon entre les stations « Ramonville » et « Parc Technologique du Canal » sera, dès la mise en service, équipé de deux voies (y compris la partie souterraine).

Ces éléments sont rappelés en page 23 du Dossier du Maître d’Ouvrage justifiant le choix de la « Voie Double Partielle ».

 

Concernant le calendrier et les coûts présentés

De nombreuses contributions évoquent l’intérêt socio-économique du projet et les perspectives de trafic. Les éléments présentés dans le Dossier du Maître d’Ouvrage constituent une première approche. Ceux-ci seront approfondis et rendus publics au moment de la procédure d’enquête publique, préalable aux travaux.

Le planning du projet intègre la réutilisation des études réalisées et des autorisations obtenues dans le cadre du projet PLB. Néanmoins, une enquête publique, afin de démontrer l’utilité publique est nécessaire et prévue, à ce jour, concomitamment à celle de Toulouse Aerospace Express.

Le planning de réalisation de ces deux projets et la programmation de leur mise en service seront définis qu’une fois les études techniques préalables réalisées. Le jalon de fin 2024 est un objectif qui ne sera confirmé qu’une fois ces études réalisées et certains choix techniques pris.

Pour rappel, lors de l'enquête publique du projet « Prolongement de la Ligne B », le projet présenté (5 km de long avec 5 stations supplémentaires jusqu'à Labège La Cadène) avait un coût estimé à 373,9 M€ HT (€ valeur 2011), soit un ratio de 74,8 M€ HT / km (€ valeur 2011).

Le projet présenté ici (2,7 km de long avec 2 stations supplémentaires jusqu'à l'INPT) a un coût estimé de 182,5 M€ HT (€ valeur 2017) soit un ratio de 67,6 M€ HT / km (€ valeur 2017).

 

Concernant le matériel roulant et les solutions techniques

La Connexion Ligne B sera équipée du système en place sur la ligne B : Véhicule Automatique Léger (VAL), équipé de portes palières et d’un système de récupération de l’énergie lors des phases de freinage. Le règlement d’utilisation sur ce nouveau tronçon sera le même que sur l’ensemble du métro, notamment concernant l’usage du vélo (seuls les vélos pliables pliés sont autorisés).

Le matériel roulant de la 3ème ligne de métro est en cours de définition mais les nouveaux systèmes de métro automatiques proposés actuellement par les industriels sont sensiblement différents de la solution VAL. Ainsi, les rames circulant sur la 3ème ligne de métro ne pourront donc pas emprunter les lignes A et B et réciproquement.

L’acquisition de nouvelles rames de type VAL, est prévue à l’horizon du projet CLB. Toutefois, la finalité de cet investissement est de renforcer le niveau d’offre global sur l’ensemble des Lignes A et B du métro. Il ne constitue pas un prérequis en soi du projet CLB et sera donc géré indépendamment par Tisséo Collectivités.

 

Concernant l’accès aux vélos sur le viaduc de la Connexion Ligne B

De nombreuses contributions et une pétition évoquent l’intérêt de créer une piste cyclable sur le viaduc prévu pour le métro.

Le surcoût engendré par un tel ajout va être étudié plus précisément ainsi que la cyclabilité d’un tel aménagement : pentes des rampes d’accès, cohabitation cycles/métro VAL en termes de sécurité, … Un premier chiffre de 25 M€ a été avancé lors de la réunion publique.

Plus globalement, les possibilités d’itinéraires cyclables dans le secteur seront étudiées avec le Sicoval dans le cadre du futur schéma directeur cyclable d’agglomération.

 

Concernant les parkings relais

Les usagers se rendant au métro en voiture pourront utiliser le P+R de Ramonville pour emprunter la ligne B (dont la capacité devrait être augmentée d'ici à la mise en service du projet de Connexion Ligne B) ou le futur P+R de Labège La Cadène pour emprunter la 3ème ligne de métro (dont les accès seront réalisés à l'occasion de la 3ème ligne de métro). Des solutions multimodales seront apportées pour se rendre et stationner à La Cadène (gare SNCF, parking vélo, parkings, gare bus, ...). 1 000 places y sont prévues pour les véhicules particuliers.

Par ailleurs, l'ensemble du secteur Enova Labège Toulouse va faire l'objet d'un renouvellement urbain d'importance. Des réflexions sont prévues avec le Sicoval pour intégrer au mieux le stationnement à proximité de la station de métro INPT et de la route de Labège.

De plus, un arrêt minute, limité à 15 minutes et d’une capacité de 23 places, est en service au contact de la station de métro Ramonville depuis le 18 janvier 2018. D’autres sont prévus sur le reste du réseau Tisséo (Borderouge, Balma Gramont …) et ce principe d’aménagement sera certainement retenu pour le P+R de La Cadène.

 

Concernant les impacts (environnementaux, visuels, patrimoniaux, sonores et travaux) du projet

Les impacts sur le lac de la Justice vont être étudiés précisément et seront présentés à l’occasion de l’enquête publique. Ce tracé, plus central, est moins impactant pour les berges où l’écosystème est le plus riche. Il permet de lever une des recommandations émises lors de l’enquête publique du projet PLB en 2014 : « La Commission considère que le tracé au niveau du lac de l’Innopole, qui consiste à longer en partie les berges du lac plutôt qu’à le traverser en son milieu présente un certain nombre d’inconvénients, d’une part des nuisances accrues pour les constructions situées en bordure du lac, et d’autre part des impacts environnementaux supérieurs en détruisant le milieu naturel, plus riche en bordure du lac qu’en son centre. »

Par ailleurs, l’architecture des viaducs et stations du projet fait l’objet d’études particulières afin d’en améliorer l’intégration et d’en limiter les impacts visuels.

Le projet n’impacte pas de constructions de type « maisons toulousaines ».

Dans l’arrêté préfectoral de classement sonore des infrastructures de transports terrestres, le métro, lorsqu’il est en aérien (par exemple entre les stations Mirail Université et Bellefontaine ou entre Jolimont et la Roseraie) est classé en 4e catégorie ce qui est bien moindre que les rocades toulousaines (1ère ou 2ème catégorie).

Enfin, une attention particulière sera portée lors des phases de travaux pour limiter autant que de possible les impacts sur les diverses circulations (piétons, cycles, véhicules) aux abords du chantier de la Connexion Ligne B.

 

Concernant la ligne 79 et le réseau bus du secteur

Le temps de parcours actuel de la ligne 79 entre Ramonville et le centre commercial de Labège est compris entre 8 et 16 minutes (source tisseo.fr).

La ligne 79 propose une fréquence de 10 minutes en heure de pointe, de 20 minutes le samedi et de 45 minutes le dimanche. Elle correspond au niveau de desserte mis en œuvre sur l’agglomération pour le type de territoires traversés et d’équipements desservis (centre commercial/cinéma).

L’évolution de la ligne 79 sera également étudiée à l’horizon du projet de Ceinture Sud.

Le réseau bus sera repensé à l’occasion de la mise en service de la 3ème ligne de métro et du projet de Connexion Ligne B.

 

Concernant l’amélioration de la desserte ferroviaire

Le réseau toulousain s’organise en étoile (6 branches) autour de la gare de Matabiau. Cette concentration autour de la gare de Matabiau en fait un enjeu en termes de capacité du réseau.

Les lignes accueillent des circulations de nature différente, urbaines, périurbaines et régionales et offrent des capacités techniques hétérogènes. Cette configuration rend nécessaire la recherche des équilibres entre typologies d’offres, maillage, fréquence et temps de parcours.

La régionalisation des transports ferroviaires (2002) a permis la réalisation de nombreux investissements en termes de renouvellement des infrastructures, de modernisation du matériel roulant, d’augmentation de l’offre, de développement de l’intermodalité (pôles d’échanges, parkings de rabattement …).

En 2016, la Région a lancé une large concertation territoriale, intitulée Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité, afin de recueillir les enjeux multiples de la mobilité (sociaux, économiques et environnementaux) et les attentes dans le cadre des nombreux projets à poursuivre.

Les 10 chantiers des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité sont les suivants :

  • L’amélioration de la qualité du service TER ;
  • L’harmonisation de la tarification et le billet intermodal ;
  • La sauvegarde des lignes ferroviaires et l’adaptation de l’offre TER ;
  • La mise en accessibilité des services ferroviaires et routiers ;
  • L’arrimage de la région à la grande vitesse ;
  • L’intégration et le redéploiement de services autocars/TAD dans une logique intermodale ;
  • La multiplication des pôles d’échanges multimodaux (PEM) ;
  • L’avenir des trains d’équilibre du territoire ;
  • La relance du fret ferroviaire ;
  • La poursuite de la concertation et les relations partenariales avec la création du GART Régional.

De nombreuses contributions émises dans le cadre de la concertation autour du projet de Connexion Ligne B renvoient vers plusieurs des chantiers identifiés par la Région dans le cadre de ces Etats Généraux.

Par ailleurs, en 2017, une étude alternative ferroviaire à la 3ème Ligne de métro a été menée en partenariat avec Tisséo Collectivités, le Conseil Scientifique, l’AUTATE, la Région Occitanie et la SNCF.

Les résultats de cette étude ont fait l’objet d’une présentation en groupe miroir et d’un avis du Conseil Scientifique du projet TAE avec notamment la partie concernant la desserte du Sud-Est (diapositives 33 et 40 de la présentation du groupe miroir).