Avec l'ouverture de 20 nouvelles stations, dont 15 à Colomiers, 3 à L'Union, 1 à Saint-Orens-de-Gameville et 1 à Toulouse en frontière communale, le service continue d'étendre son maillage au-delà de Toulouse pour accompagner les évolutions des habitudes de déplacement à l'échelle de l'agglomération.
Cette nouvelle phase d'extension intervient deux ans après le lancement de la nouvelle génération de vélôToulouse et confirme la dynamique engagée par Tisséo Collectivités pour faire du vélo en libre-service un véritable service pour son territoire.
À compter de cet automne, vélôToulouse sera ainsi présent dans neuf communes en plus de Toulouse : Aucamville, Balma, Blagnac, Labège, Ramonville-Saint-Agne, Tournefeuille, L'Union et Saint-Orens-de-Gameville. Colomiers rejoindra également ce réseau en devenant la seconde commune périphérique après Blagnac disposant du plus important nombre de stations du dispositif.
Cette nouvelle étape est l'occasion de revenir sur la transformation rapide qu'a connue vélôToulouse depuis sa reprise par Tisséo Collectivités.
Une ambition portée par Tisséo
Lorsque Tisséo Collectivités reprend la compétence de gestion du service vélôToulouse dans le cadre des évolutions introduites par la Loi d'Orientation des Mobilités, l'objectif dépasse largement le simple renouvellement d'un service existant.
L'ambition est alors de faire du vélo en libre-service un maillon à part entière de la chaîne de mobilité métropolitaine, complémentaire du métro, du tramway, des bus et de Téléo.
Cette nouvelle vision s'est traduite dès 2024 par un renouvellement complet du service.
Le réseau a été densifié, les stations modernisées, une nouvelle flotte de vélos a été déployée et, pour la première fois dans l'histoire du service, 50 % des vélos mis à disposition étaient équipés d'une assistance électrique.
Parallèlement, Tisséo a engagé une réflexion à l'échelle métropolitaine afin de préparer l'extension progressive du service vers les communes de première couronne.
Une orientation qui répond à l'évolution des mobilités observée sur le territoire : les déplacements quotidiens ne s'arrêtent pas aux limites administratives de Toulouse et les habitants expriment de plus en plus le besoin de disposer d'alternatives à la voiture individuelle pour réaliser leurs trajets de proximité.
Des résultats qui dépassent les prévisions
Les résultats enregistrés depuis le lancement du nouveau service témoignent de l'adhésion rapide des habitants à cette nouvelle offre.
Depuis le 30 août 2024, plus de 24 millions de trajets ont été réalisés avec vélôToulouse, soit environ 33 000 trajets quotidiens.
Le nombre d'abonnés longue durée a plus que doublé en une année, passant de 31 700 à plus de 84 000 abonnés. Plus d'un million de tickets courte durée ont également été vendus sur la même période.
L'intensité d'utilisation du service a elle aussi connu une progression spectaculaire avec plusieurs journées records dépassant les 50 000 trajets quotidiens.
Une utilisation moyenne allant jusqu’à 10 fois par jour par vélo mécanique et jusqu’à 15 fois pour les vélos à assistance électrique.
Les vélos à assistance électrique, qui représentent aujourd'hui la moitié de la flotte, participent largement à cette dynamique. Ils ont permis d'élargir les usages du service et de faciliter des trajets plus longs, notamment dans les secteurs plus éloignés du centre-ville ou présentant davantage de dénivelé.
Ces résultats traduisent une évolution profonde des habitudes de déplacement et confirment la place croissante du vélo dans les mobilités du quotidien.
Une appropriation rapide des nouveaux services
Au-delà de la fréquentation, l'une des principales réussites du nouveau vélôToulouse réside dans l'adoption rapide des innovations proposées aux usagers.
L'application mobile, mise en service avant le lancement du nouveau réseau, est devenue l'outil privilégié des utilisateurs. Aujourd'hui, près de trois locations sur quatre sont réalisées via cette interface numérique.
Les usagers peuvent :
- y consulter la disponibilité des vélos en temps réel,
- réserver un vélo avant leur arrivée en station,
- calculer un itinéraire,
- bénéficier d'un guidage
- ou encore accéder à leurs statistiques personnelles de déplacement.
Le déverrouillage des vélos depuis le smartphone, la possibilité de libérer plusieurs vélos depuis un même compte ou les notifications de bonne restitution figurent également parmi les fonctionnalités les plus appréciées.
Les nouveaux équipements ont eux aussi rapidement trouvé leur public.
Les vélos mécaniques et électriques disposent désormais d'équipements facilitant leur usage quotidien :
- antivol intégré,
- réglage simplifié de la selle,
- support smartphone
- ou encore prise USB sur les vélos à assistance électrique.
Cette modernisation a permis d'améliorer l'expérience utilisateur tout en simplifiant l'accès au service pour de nouveaux publics.
Une première extension réussie en 2025
L'année 2025 a marqué la première grande phase d'ouverture du réseau aux communes périphériques.
Aucamville, Balma, Blagnac, Labège, Ramonville-Saint-Agne et Tournefeuille ont rejoint le dispositif, représentant 33 nouvelles stations hors Toulouse et 12 stations complémentaires dans la ville-centre.
Cette extension constituait une étape importante puisqu'elle concrétisait l'ambition d’extension portée dès la conception du nouveau service.
Les premiers mois d'exploitation ont rapidement démontré la pertinence de ce choix.
Les stations implantées dans les communes périphériques ont enregistré des niveaux de fréquentation significatifs dès leur mise en service.
Les secteurs de Blagnac, Ramonville-Saint-Agne et Balma figurent parmi les plus dynamiques, avec une progression régulière de l'usage au fil des mois.
Les données d'exploitation montrent également que ces nouvelles stations répondent à plusieurs profils de déplacements :
- rabattement vers les transports en commun,
- trajets domicile-travail,
- déplacements vers les établissements d'enseignement supérieur
- ou encore liaisons de proximité entre quartiers.
Cette utilisation confirme que le vélo en libre-service trouve pleinement sa place dans les déplacements du quotidien à l'échelle métropolitaine.
Une nouvelle étape avec Colomiers, L'Union et Saint-Orens-de-Gameville
L'arrivée prochaine de Colomiers, L'Union et Saint-Orens-de-Gameville s'inscrit dans cette continuité.
Avec ses 15 stations, Colomiers constituera le principal secteur de développement de cette nouvelle phase. Cette implantation accompagnera notamment les déplacements vers les grands pôles d'emploi, les équipements publics et les connexions avec le réseau de transports collectifs.
L'Union bénéficiera de 3 stations, tandis que 2 stations seront implantées à Saint-Orens-de-Gameville (dont une à Toulouse à la frontière communale) afin de renforcer progressivement le maillage de la métropole.
Au-delà des chiffres, cette extension traduit une évolution importante du service : vélôToulouse n'est plus seulement un réseau présent dans Toulouse et ses faubourgs, mais un service qui accompagne désormais les déplacements à l'échelle d'une grande partie du territoire Tisséo.
Cette logique de réseau renforce les possibilités d'intermodalité et contribue à offrir davantage de choix aux habitants dans leurs déplacements quotidiens.
Un bien commun à préserver collectivement
Le succès rencontré par vélôToulouse constitue une satisfaction, mais il implique également une responsabilité partagée.
Chaque jour, les équipes de maintenance, de régulation et de relation clients interviennent pour garantir la disponibilité des vélos et des stations.
Des centaines de milliers d'opérations d'entretien et de contrôle sont réalisées afin d'assurer la qualité et la sécurité du service.
L'augmentation de la fréquentation s'accompagne cependant de certains comportements inadaptés qui peuvent fragiliser le bon fonctionnement du réseau.
Les équipes constatent régulièrement des dégradations liées à des usages non conformes : plusieurs personnes sur un même vélo, transport de passagers dans les paniers, détériorations volontaires ou abandon de vélos hors station.
Au-delà du coût financier qu'ils représentent, ces comportements peuvent compromettre la disponibilité des vélos pour les autres usagers et engendrer des situations dangereuses.
C'est pourquoi Tisséo poursuit ses actions de sensibilisation en faveur des bonnes pratiques, du respect du code de la route et de la préservation des équipements.
Parce qu'il repose sur le partage, vélôToulouse est aussi un bien collectif dont la qualité dépend de l'attention portée par chacun à son utilisation.